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Électricité, gaz, surface et état des risques : le coût des diagnostics techniques

Dernière mise à jour :

Rangée de disjoncteurs modulaires dans un tableau électrique, fils de couleur raccordés

Le prix d'un diagnostic électricité est libre ; un office notarial le situait entre 100 et 160 € en janvier 2026, comme celui du diagnostic gaz. La même source estimait le mesurage Carrez entre 70 et 120 € et décrivait l'état des risques comme souvent offert ou facturé 20 à 40 €.

Diagnostics électricité et gaz : deux lignes facturées séparément

L'état de l'installation intérieure d'électricité n'est dû que si l'installation a plus de 15 ans, en vente comme en location ; la règle est la même pour le gaz. Chacun forme une ligne distincte du devis. La fourchette de 100 à 160 € par diagnostic vient d'un office notarial, en janvier 2026, sans source citée : elle sert de repère, aucune grille publique ne fixant ces montants.

Le temps passé explique l'essentiel du tarif. Pour l'électricité, le diagnostiqueur examine les parties privatives et leurs dépendances, de l'appareil général de commande et de protection jusqu'aux prises : dispositif différentiel adapté à la mise à la terre, protection de chaque circuit contre les surintensités, liaison équipotentielle des pièces d'eau, conducteurs non protégés, matériels inadaptés. Pour le gaz, il contrôle sans démontage les appareils de chauffage et d'eau chaude, les tuyauteries fixes et leurs raccords, l'aération des locaux et l'évacuation des produits de combustion. Un logement avec cave, garage ou plusieurs appareils demande davantage de vérifications. Les points contrôlés et les suites d'une anomalie sont détaillés dans la fiche sur le diagnostic de l'installation électrique.

Quand un diagnostic électricité ou gaz n'a pas à être payé

Plusieurs situations dispensent de cette dépense. Une installation de moins de 15 ans n'est pas concernée, puisque c'est son âge qui compte et non celui du bâtiment. En location, une attestation de conformité Consuel de moins de six ans peut remplacer l'état de l'installation électrique. Pour le gaz, un certificat de conformité de moins de trois ans dispense du diagnostic, et un logement sans installation de gaz n'en a pas besoin. Les anomalies relevées et leurs niveaux de gravité sont présentés dans la fiche sur le diagnostic de l'installation de gaz.

La durée de validité compte autant que le prix. En vente, les deux états doivent dater de moins de trois ans à la promesse ou à l'acte ; en location, de moins de six ans à la signature du bail. Un rapport établi il y a quatre ans pour une mise en location vaut donc encore pour un nouveau bail, mais plus pour une vente.

Mesurage Carrez ou surface habitable : un prix lié à la configuration du lot

Le mesurage Carrez concerne la vente d'un lot de copropriété : la promesse et l'acte doivent indiquer la superficie de la partie privative. Les caves, garages, emplacements de stationnement et lots de moins de 8 m² en sont exclus, et les surfaces sous une hauteur de 1,80 m ne sont pas comptées. L'office notarial cité plus haut l'estimait entre 70 et 120 € en janvier 2026. Les combles aménagés, les mansardes et les pièces en retour allongent le relevé.

Une erreur coûte bien plus que le mesurage : si la superficie réelle est inférieure de plus d'un vingtième à celle de l'acte, l'acquéreur obtient une diminution proportionnelle du prix, à demander dans l'année qui suit l'acte authentique. Pour une location, le bail mentionne la surface habitable ; un écart de plus de 5 % ouvre au locataire une baisse proportionnelle du loyer en vertu de l'article 3-1 de la loi du 6 juillet 1989, souvent associée à la loi Boutin. Les surfaces exclues sont listées dans la fiche sur la loi Carrez et la surface habitable.

État des risques : un document que le propriétaire peut établir

L'état des risques et pollutions, ou ERP, est obligatoire lorsque le bien se trouve dans le périmètre d'un plan de prévention des risques, en zone de sismicité 2 à 5, en zone à potentiel radon de niveau 3, dans une zone exposée au recul du trait de côte ou soumise à obligation de débroussaillement. À la différence des autres diagnostics, il est établi par le vendeur ou le bailleur lui-même, ce qui explique qu'il soit souvent offert dans un ensemble de diagnostics ou facturé entre 20 et 40 € selon l'office notarial de janvier 2026.

Son faible coût ne dispense pas de le soigner. Il doit dater de moins de six mois et être remis dès la première visite ; depuis le 1er janvier 2023, toute annonce d'un bien concerné indique que les informations sur les risques sont disponibles sur Géorisques. Remis après la promesse, il retarde le point de départ du délai de rétractation ; absent, il permet à l'acquéreur de demander la résolution de la vente ou une baisse du prix. Le contenu du formulaire est expliqué dans la fiche sur l'état des risques et pollutions.

Diagnostics techniques à l'unité ou dans un pack

Chacun de ces diagnostics peut être commandé seul, par exemple pour renouveler un état électrique expiré avant un nouveau bail. Dans la plupart des projets, ils s'ajoutent pourtant au DPE et, selon l'âge du bien, aux constats amiante et plomb : un seul déplacement est alors facturé. La même source notariale situait un ensemble complet pour une vente entre 300 et 700 €, soit moins que la somme de ses montants unitaires. La comparaison détaillée figure dans la page sur le pack de diagnostics vente ou location.

Quatre prestations, quatre façons de les facturer

  • Électricité et gaz : une ligne chacun, due seulement au-delà de 15 ans d'installation.
  • Mesurage Carrez : une ligne propre aux lots de copropriété mis en vente.
  • Surface habitable : à prévoir pour le bail, avec les autres pièces de la mise en location.
  • État des risques : rempli par le propriétaire, ou ajouté par le diagnostiqueur pour un montant modeste.

Installation électrique, gaz et surface : réponses sur le coût et la validité

Le diagnostic électricité est-il obligatoire dans un logement récent ?
Il n'est exigé que si l'installation intérieure a plus de 15 ans. L'âge de l'installation prime sur celui du bâtiment : une rénovation électrique complète récente évite ce diagnostic, à condition de pouvoir dater les travaux.
Le bailleur peut-il faire payer ces diagnostics au locataire ?
La loi du 6 juillet 1989 confie au bailleur la fourniture du dossier de diagnostic technique annexé au bail. Les états électricité et gaz, le DPE et les autres pièces de ce dossier sont donc commandés par le bailleur.
Combien de temps vaut un état électricité pour une vente ?
Il doit dater de moins de trois ans à la date de la promesse ou de l'acte de vente. Pour une location, la durée admise est de six ans à la signature du bail.
Faut-il un diagnostiqueur certifié pour l'état des risques ?
L'état des risques peut être rempli par le vendeur ou le bailleur à partir des informations publiques sur les risques de la commune. Les états électricité et gaz doivent en revanche être établis par un diagnostiqueur certifié. D'autres repères de coût sont réunis sur la page prix et devis.

Sources : Service Public, « Diagnostic immobilier : état de l'installation intérieure d'électricité », fiche F18692, et « État de l'installation intérieure de gaz », fiche F17337, vérifiées le 17 septembre 2026 ; Service Public, « État des risques », fiche F12239, vérifiée le 28 septembre 2026 ; Service Public, « Quels sont les diagnostics immobiliers que le bailleur doit fournir au locataire ? », fiche F33463, vérifiée le 20 février 2026 ; Légifrance, article 46 de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 ; Légifrance, articles 3-1 et 3-3 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 ; décret n° 2022-1289 du 1er octobre 2022 ; office notarial, « Diagnostics immobiliers : quel budget prévoir et comment choisir son diagnostiqueur ? », 14 janvier 2026.

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